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Historique de L'echappée

1983 :
Fermeture de l'IMP le « Clos du Renard » à Condrieu (Rhône) sur décision de la D.D.A.S.S. : cet établissement accueillait quarante trois enfants handicapés mentaux. De l'avis de tous, les locaux étaient insalubres, le nombre d'enfants trop important et l'organisation très cloisonnée et étouffante.

1984 :
Ouverture sur le même lieu d'un établissement expérimental : « l'Echappée », qui accueille 18 adolescents entre 15 et 20 ans, sur 3 groupes de 6. Les résidents sont les adolescents du Clos du Renard les plus démunis et les plus régressés auxquels aucune solution d'accueil autre n'a pu être offerte.
Il y eut quelques licenciements, mais le personnel investit très fortement le nouveau projet.

1985 :
Une mère réussit à attirer l'attention des médias pour que l'Echappée accueille son fils. Ce garçon devient le dix-neuvième malgré un agrément de 18 places.

1987 :
Extension de 19 à 26 résidents. On expérimente une maison d'accueil extra-muros avec 6 résidents à Chonas l'Amballan. L'expérience est très concluante en terme d'intégration et de vie collective
.
1990 :
Extension de 26 à 42 résidants. Ouverture de 3 maisons :

1 / Pélussin : projet de vie de village.

2 / Roisey : projet de gîte d'étape attenant à l'hébergement de 7 résidents (ce gîte fonctionne depuis 1991).

3 / Clonas : projet de culture et d'animaux de ferme (actuellement : chevaux)


Ces extensions ne résolvent pas les problèmes que posent les résidants qui atteignent 25 ans, (âge limite d'agrément de l'Echappée) puis 30 ans. L'Echappée ne peut plus se consacrer à l'âge charnière des 15-25 ans.
Personnels et familles se trouvent dans l'obligation de dénoncer le manque de structures d'accueil pour adultes dans le département du Rhône.
Très vite aussi, un déficit se creuse, pourtant l'établissement « tourne à fond ».


1995 :
Ce déficit sert de prétexte à un changement de statut de l'établissement, qui de foyer expérimental devient F.D.T. (Foyer à Double Tarification) (aujourd'hui F.A.M. = Foyer d'Accueil Médicalisé) habilité à s'occuper des résidents jusqu'à 60 ans. Aucune consultation des acteurs professionnels.

Décembre 95 :Manifestation devant les locaux de l'association Sauvegarde.

Octobre 96 :Manifestation devant la mairie de Thizy, mairie de Monsieur MERCIER, Président du Conseil Général du Rhône.

Démission du directeur initiateur du projet de l'Echappée.

Le déficit est repris, mais une Mission d'Enquête d'une quinzaine de fonctionnaires de différents services visite l'établissement. Les conclusions sont que l'Echappée fait un très bon travail, mais coûte trop cher et doit faire des sacrifices, par exemple accueillir plus de résidants par groupe. Aucun de ces intervenants n'a l'expérience de l'accompagnement de personnes souffrant de psychoses.

1998 :
Les autorités abandonnent l'idée de l'augmentation du nombre de résidants par groupe, mais exigent le repli des groupes sur 2 sites.

1999-2001 :Le nouveau Directeur écrit un projet sur 3 sites au lieu de 4, tentant un compromis entre les priorités éducatives et les exigences politico-financières. Il décrit également les besoins nouveaux de l'établissement dus au passage en FDT : en particulier, les résidants vieillissent et partent de moins en moins dans leur famille, ce qui crée un travail « à flux tendu » les week-ends et les vacances.

Octobre 2001 :Refus net et non argumenté par les autorités du contrôle sur ce projet. Maintien des exigences de concentration.

Avril 2001 :Entre les 2 tours des élections présidentielles, nouvelle manifestation pour la défense du projet de l'Echappée. Un cortège de 200 personnes déguisées en indiens sortent de leur réserve et vont du siège de la Sauvegarde à l'Hôtel du Département.

A la suite de cette action, un Comité d'Experts est nommé qui constate que le projet pertinent de l'Echappée n'est pas compris par l'association. Ces experts préconisent que l'association se renforce de nouveaux administrateurs plus ouverts aux problèmes du handicap. Il propose également que le personnel écrive un projet de restructuration à partir des besoins et en tenant compte des attentes des financeurs.


2004 :
Une année de travail collectif du personnel permet d'écrire un projet de 200 pages. Des accords d'étapes de la Sauvegarde et des financeurs sont régulièrement obtenus.

2005 :
Une année d'attente de la réponse des financeurs.

Fin 2005 : Réponse laconique des financeurs : il faut maintenant que l'établissement se mette au travail sur le projet de groupes de 8 sur 2 sites. C'est un retour à la case départ.
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# Posté le mercredi 26 avril 2006 15:46

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