Journée du 13 Juin
Pour la dignité des usagers et des salariés
de la Sauvegarde du Rhône
Retrouvons-nous !
Les représentants des salariés de la Sauvegarde du Rhône font le constat d'une grave dégradation des conditions de travail, dans la plupart des établissements et services de l'association.
Bien entendu, les dépenses publiques sont aujourd'hui très mal vues, de même que l'assistanat auquel certains assimilent nos emplois. Le soutien des plus faibles n'est pas dans une période favorable, tandis que seuls le profit et la production de richesses sont à l'honneur. Dans un monde où trop de personnes souffrent d'exclusion, de chômage ou de faibles salaires, la souffrance et la dépendance des plus faibles tend à se dissoudre dans un mal être général.
Il semble cependant nécessaire de tirer la sonnette d'alarme pour la défense des personnes dont nous nous occupons et pour nous-mêmes, salariés.
Dans cette situation générale déplorable, la Sauvegarde du Rhône présente des difficultés qui lui sont propres et qui accentuent la lourdeur ambiante.
Les associations de notre secteur semblaient les plus aptes à défendre la cause des plus faibles auprès des politiques et des fonctionnaires. Sans doute cela reste-t-il vrai pour des petites associations militantes.
Mais, ce n'est plus vrai pour la Sauvegarde du Rhône. Son activité s'est réduite à la gestion d'une pénurie orchestrée par les choix libéraux de nos gouvernants. Le seul moteur de la Sauvegarde : c'est la peur, peur de n'avoir plus de fonds propres, peur de devoir mettre la clef sous la porte, peur d'affronter les politiques, peur d'abîmer son image. L'association est devenue le simple relais de financeurs qui jouent avec elle au chat et à la souris. Les présidents se suivent et la défense des personnes cède chaque fois le pas à la soumission aux exigences des financeurs.
Dans les internats pour handicapés, partout il a fallu accepter des réductions de moyens, la concentration des résidents et de lourdes augmentations d'effectifs dans les groupes. C'est ce qui est exigé depuis trop d'années à la Cerisaie, au Reynard et à l'Echappée, malgré l'engagement de collectifs de familles.
C'est désormais sans aucun fard que la direction générale impose et parfois anticipe les choix comptables des tutelles avec un total mépris des projets des professionnels.
Au service d'AEMO, la restructuration a été menée tambour battant au mépris d'une réelle concertation avec les personnels de base, garants jusqu'alors de l'élaboration de leurs pratiques professionnelles au sein de leur équipe.
La confiance tend à se rompre entre les salariés et une association qui ne joue plus la transparence dans la plupart de ses actions. A l'heure où le président de l'association semble décidé à mener son monde comme un capitaine d'industrie, l'absence des associatifs au Comité d'Entreprise en dit long sur le manque de considération du personnel et sur le manque de concertation.
Pour contenir toute grogne, notamment sur les projets éducatifs, l'employeur n'hésite plus à utiliser l'intimidation : sanctions lettres et avertissements pleuvent ici et là. Seul un collectif salarial fort peut résister à ces brimades individuelles.
Le moment est venu de réagir !
Chaque salarié est convié à :
Une assemblée générale du personnel de la Sauvegarde,
Mardi 13 Juin, de 13 heures à 16 heures, à la Bourse du Travail (salle des Congrès - 1er étage).
pour échanger sur les difficultés de nos établissements et rédiger une liste commune de doléances.
Il nous faut dépasser l'effet de sidération que produit chez chacun d'entre nous ce nouveau système autoritaire, destiné à rétrécir notre espace de pensée.
Nous nous devons d'inventer un esprit collectif de résistance, pour conserver partout la qualité de notre travail.
Afin que chacun puisse être présent à cette réunion :
un préavis de grève sera déposé pour la journée.
Chaque salarié informera sa direction de ses heures de débrayage.
A 16 heures, nous irons à l'issue de cette assemblée
manifester notre mécontentement et porter nos revendications devant le Siège de la Sauvegarde (16, rue Nicolaï - Lyon 7ème). Nous enverrons également des motions aux organismes financeurs.
CFDT Collectif de salariés non syndiqués CGT